mardi 23 mars 2010

Voyage en Colombie XII










Guane Barichara

















Les fourmis a gros cul...un veritable "cul"te


On repart de Merida ce matin sous un ciel morose. Raùl nous a
conseillé une route pour rejoindre la Colombie qui doit nous faire
gagner 2 hrs !
Tant mieux, on n'a pas envie de passer une nuit à Cucuta.
En fait, on est arrivés plus de 3 hrs après l'heure prévue!
....Et on dort à Cucuta!
Bien avant l'aube.... le vacarme commence ......
Le couple d'à côté éprouve un vif et soudain besoin de tendresse !
Ça réveille tout le monde, du coup la femme de ménage se met à
ranger la cuisine, les chiens aboient....... la caravane passe !
A peine 2h30 de bus( on s'en sera tapé des heures de bus! )plus tard,
nous arrivons à Pamplona, altitude 2300ms, l'air est revigorant, fini
la moiteur de Cucuta et ses gaz d'échappement.
Il y a un joli marché, les paysans en poncho descendent des montagnes,
on a retrouvé Les Andes.
On part faire une rando et on tombe sur l' "Hostal Normandie ", tenu
par un français, Philippe. Plus qu'un hôtel, c'est une maison
d'hôtes, joliment décorée, Philippe fait des confitures et cuisine
parfois pour ses hôtes.
On passe l'après-midi avec lui, il nous fait goûter son pâté de
campagne avec des cornichons.... J'en ai encore l'eau à la bouche en
écrivant ces lignes!
On quitte Pamplona pour Bucaramanga par une route de montagne superbe
( et impressionnante !), on passe 2 cols dont un à 3600ms et on arrive
sur un haut plateau où les champs d'oignons semblent autant
d'échantillons de moquette verte.
Bucaramanga est une grande ville, pas vraiment emballante, c'est
seulement une étape, qu'on aurait pu éviter !
Nous voici à San Gil, la Mecque des sports extrêmes : parapente, saut
à l'élastique, rafting, canyoning....etc.
On va peut-être essayer le saut à l'élastique .... mais avec un
parapente, pour amortir le choc !
Allez, je plaisante, on va se contenter de belles randos !
Justement aujourd'hui, on a pris un petit bus jusqu'à Barichara, un
ravissant village, Monument National quand même, bien plus beau que
Popayan!
Au milieu du joli patio du poste de police trône le monument à la
"hormiga culona", la fourmi à gros cul, délice "cul"inaire des
habitants du Santander !
( j'en ai vu à la gare routière de Bucaramanga, elles sont énormes,
de la taille d' un frelon !)
Il y a également une ode en vers, dont voici la traduction:
Quand tu passes sémillante,
Aussitôt s'impose à ma vue
La démarche excitante
De la fourmi à gros cul......!

De Barichara nous avons suivi le"Camino
Réal", un large chemin empierré de 9kms, jusqu'à Guane, un tout
petit village, adorable.
A San Gil on s'est trouvé une petite cantine où on mange très bien,
ça a du goût...on va reprendre nos kilos perdus !









lundi 15 mars 2010

Voyage Venezuela XI





























































Dauphin ...rose

Ou...... Les Poupeney se la jouent Crocodile Dundee

Nous quittons Merida ce matin pour un tour dans les Llanos.
La montagne est bien plus belle de ce côté, il y a beaucoup d'arbres, de jolies maisons
et de grands hôtels plutôt excentriques ( des châteaux forts, des chalets suisses démesurés ! ),
et même l'œuvre

d' un illuminé local, une chapelle de pierre. On s'arrête près d'une
jolie lagune, à 3700 ms, il fait frisquet, d'autant que le gars de
l'agence nous a dit de nous habiller léger !
Les pentes sont couvertes de frailejones, ces jolies plantes
duveteuses, ce doit être magnifique à la floraison. On s'arrête
près d'une jolie cascade, le voile de la mariée, mais il n'a pas plu
depuis 6mois, le voile n'est pas très large!
On redescend vers les Llanos, on déjeune de viande de bœuf grillée
( un peu cuite!)
accompagnée de salade (plein! ),de yuca, de plantain frit et de
fromage genre mozzarella, un vrai festin !
On traverse l'Etat de Barinas, une végétation superbe, des arbres
immenses, puis on arrive dans l'État d'Apure, le paysage a changé, on
traverse de vastes plaines gorgées d'eau, il y a une quantité
d'oiseaux incroyable, de toute les couleurs, les plus spectaculaires
sont les ibis d'un vermillon éclatant auprès desquels les spatules
rose tendre font pàle figure !
Je n'ai pas compté les iguanes, les caïmans, les "capibaras" ( de
gros rongeurs qui ressemblent à des cochons d'Inde géants)
On arrive au campement sous une pluie battante, tant mieux ça va
rafraîchir l'atmosphère !
La plaine s'étend jusqu'à l'horizon interrompu seulement par la
silhouette des vaches.
Au matin, nous partons faire un tour en bateau. C'est un vrai paradis
pour les naturalistes, c'est l'enfer pour moi car je n'arrive pas à
faire les photos que je voudrais!
Vous allez être déçus, mais les oiseaux volent trop vite !
Voici donc un catalogue ( non exhaustif) des espèces rencontrées:
Des hérons, petits, grands, très grands.
Des ibis de différentes couleurs
Des palmipèdes
Des rapaces, guacamayo, gavilàn, osprey (tiens, la marque de nos sacs
à dos !), un aigle pêcheur.
Des Martin-pêcheurs
Des petits, de toutes les couleurs
Le pechicastaño, ou agame, rare, bleu au poitrail noisette.
Des tortues, des iguanes à tête verte, des caïmans, ( quasiment
partout! )
Des familles entières de capibaras
Nou pêchons quelques pirhañas que nous offrons aux rapaces et nous
tombons sur une petite troupe de dauphins ....roses!
Non, on n'a pas bu, ils sont gris sur le dos et roses sur le ventre,
seulement on ne voit pas toujours leur ventre.... Et pour la photo, je
n'ai eu qu'un bout de nez blanc !
Il n'y a que la loutre géante que nous ayons loupée....
Nous rentrons déjeuner, enchantés, nos 2 cuisinières, Ninfa et sa
maman Janira, nous ont préparé un délicieux repas, les spaghettis al
dente, les petites bananes vertes frites, le poulet, tout est bon,
nous prenons nos meilleurs repas depuis le début du voyage, ici et
chez Martin.
AVERTISSEMENT:
Herpétophobes, Viviane, Maryse......
Ce qui suit est susceptible de vous choquer !
L' après-midi nous partons à la chasse à ...l'anaconda.....
Brrrrrrrr !
Le fameux ( ! ) Tony Martin, est en photo sur le prospectus de
l'agence avec un anaconda sur les épaules !
Nous, nous partons à la recherche du monstre avec Alin !
Il entre pieds nus dans la boue des canaux presque à sec, remue les
jacinthes d'eau, dérange un caïman qui s'éloigne en grommelant, on
croit que c'est du cinéma quand, soudain, on aperçoit La Bête !
C'est une femelle d' environ 6 ms, pas commode, elle nous regarde d'un
sale œil ! On prend des photos et on lui fiche la paix. Les anacondas,
c'est comme les champignons, une fois qu' on a trouvé le premier......
On tombe sur un mâle, plus petit, bien planqué dans les herbes, on le
hisse sur la berge pour mieux lui tirer le portrait et, en rentrant au
campement, sans même chercher.....on en aperçoit un troisième !
Le soir il n'a pas plu, et après avoir affronté les grosses bêtes,
il a fallu en supporter de plus petites !
Des myriades de moucherons nous tombent dessus, sans crier gare !
Difficile de nous endormir, ça chatouille!
Dans la nuit je me réveille, les intrus ont disparu et j'ouvre grand
la porte, aussitôt arrive Totor ( on les appelle tous Totor!) un
adorable chiot ( qui doit déjà faire dans les 30kgs! )
Totor commence à ronfler et Alain se demande qui partage notre
chambre !
Bien avant l'aube, le vacarme commence: les coqs donnent le signal
( quels volatiles stupides!), les dindons, les chiens, les poules, et
tous les petits oiseaux reprennent en chœur !
Après le petit déj. on part faire une promenade à cheval.
Les chevaux sont beaux et bien entretenus, on voit encore plein d'
oiseaux. Une fois rentrés au camp, on part à pied avec Totor mais cet
andouille se plonge dans l'eau d' un canal et on craint qu' il se
fasse bouffer par un caïman ou un anaconda !
Ce soir, Raùl, notre guide, nous a prévenus, on doit aller pêcher
notre dîner!
Alain et moi, on n'est pas très doués, heureusement que nos
compagnons se débrouillent mieux !
On aura quand même quelque chose à se mettre sous la dent: quelques
piranhas, pleins d'arêtes, et d'autres poissons plus charnus
Les bandes d'ibis qui picorent dans la plaine pendant notre partie
de pêche ressemblent à des coquelicots dans un champ de blé.
Alin déniche une grosse tortue terrestre.
Dimanche matin, nous repartons pour Mérida, sur la route il y a
parfois un caïman écrasé.
On aperçoit un fourmilier, il s'éloigne d'un pas vif et lourd à la
fois, ici les gens l'appellent "oso hormiguero", il est de la taille
d'un ours brun.
Les orages de ces derniers jours ont provoqué des incendies un peu
partout, mais les berges des étangs commencent à reverdir.
On passe dans l'état de Barinas, les incendies ont sévi plus fort ici
car il y a beaucoup d' arbres immenses, la Ceiba, les Samanes en
fleurs, l'arbre à oreilles ( les gousses, marron foncé, en demi-lune,
ont la forme d'une oreille !)
Des manguiers pendent les petites mangues encore vertes, comme les
boules du sapin de Noël.
La route monte dans le brouillard jusqu'à 3700ms, puis redescend
rapidement sur Mérida où un beau soleil nous accueille.
Demain, on rentre en Colombie








mardi 9 mars 2010

Voyage Colombie/Venezuela X



Frailejones. Joubarbe .
travaux des champs


Alejandro. gamins du village .chemin de l ecole



les bricoleurs .San Jose del Sur. Pour Therese



La petite maison dans la prairie .comme dit le pecheur "mes illusions sont detruites"
Jeudi on quitte La Playa pour Cucuta à la frontière venezuélienne.
C'est une grande ville, comme on repart demain on reste près du
terminal de bus. Il fait une chaleur à crever, on fait une orgie de
papaye, j' en profite pour vous envoyer le VIII, le IX est en
brouillon !
Pendant la nuit il y a plusieurs averses et au matin il pleut encore.
On patauge jusqu'au terminal dans la chaleur moite.
La frontière est à une quinzaine de kms mais il nous faut 1h. en bus,
pour traverser les embouteillages et 10 mns pour passer au Venezuela
où il pleut aussi !
La montagne est noyée dans la brume, on ne voit que les bouteilles
jetées par les passagers des bus ... et les bas-côtés cramés !
On s'arrête à Capacho, une jolie petite ville que Solange et Sabin
avaient repérée à l'aller, mais la pluie menace encore et on est
chargés avec nos gros sacs. On boit un café et on se pose dans le
jardin public pour décider de la suite.
Des lycéennes nous abordent en anglais, mortes de rire quand je
réponds en espagnol !
- D'où venez-vous?
-Que pensez-vous du Venezuela ?
-Comment trouvez-vous la cuisine ?
Air connu !!!
On échange les hymnes nationaux, et on se photographie mutuellement et
je dois leur dire qu'on est là pour regarder la carte, sinon on en a
pour la journée !
On va se pencher sur la carte, quand arrive un jeune policier, on lui
aurait dit qu'on était martiens....ça ne lui aurait pas fait autant
d'effet !!!!
Je lui offre une carte postale, il est ravi, allez on a du boulot !
On repart pour San Cristobal et pour Merida dans la foulée, on arrive
crevés à la nuit tombée ....et on se fait arnaquer par un taxi qui
nous dépose à un hôtel pas super... ça fera l'affaire pour cette
nuit.
Le matin on fait un tour en ville, le fameux téléphérique, construit
par des français est en panne ( faute d'entretien ), on se renseigne
et on repart chercher nos sacs à l' hôtel, nous voilà partis pour
faire le tour des villages du sud.
Sur le papier, ça n'a pas l'air compliqué !
Bus jusqu'à El Ejido, là il faut prendre une Jeep jusqu'à San Jose
del Sur.... C'est trop tard, elles sont toutes parties !
On négocie avec un taxi, une chance Ivan est de San Jose et il
aimerait aller faire une bise à sa maman qui a un petit resto dans le
coin !
1h1/4 plus tard, on boit un chocolat chez la maman d'Ivan:
- "Tu vas bien rester manger quelque chose !"
- "Non, maman je travaille"
- "Mais une petite arepa, tu es tout maigre ! " ( pffff !!!! )
- " Bon, je les dépose et je repasse "
Toutes les mêmes !!!
Ivan nous amène à la Posada de Martin, le bonhomme nous semble un
peu confus, il a un peu bu, il voudrait nous louer une cabane, mais
elle est déjà réservée, à ce moment là arrivent les clients,
justement .....Il y a bien une grande chambre pour 4, mais il faudrait
l'arranger un peu !
Comme on fait son lit on se couche dit le proverbe, eh bien là, les
gars ont carrément monté le lit encore emballé sous plastique. C'est
pas ça qui fait peur à des spécialistes d' Ikéa !
Un autre lit est déjà monté, on fait un peu de ménage, un bon coup
de balai et c'est beaucoup mieux, Martin nous apporte des oreillers
pas déballés et des draps propres. Le soir, dégrisé, il nous
cuisine des truites délicieuses qu'il vient de pêcher dans un bassin
de sa pisciculture.
Le dimanche matin, on fait une grande promenade dans la montagne, on
longe une petite route qui se perd dans le lointain, le paysage n'est
pas emballant, la montagne est pelée, mais il y a des petites fincas
fleuries, des chevaux attachés devant les maisons et de vieux 4x4
Toyota fraîchement repeints. Les pentes sont couvertes de frailejones,
de drôles de plantes aux feuilles duveteuses dont la floraison est en
septembre.
On s' arrête pour déjeuner dans un petit resto au milieu de nulle
part et on se régale d'arepas débordantes de fromage fumé.
Le soir on fête la "despedida" de Solange et Sabin qui continuent sur
Caracas (leur avion est le 14 et ils veulent faire plage avant le
départ), nous, on va rester une journée de plus avant de remonter
doucement vers Maracaïbo. On perd nos compagnons de belote, va falloir
se remettre au rami !
On s'offre une bouteille de vin chilien et Martin, gentiment, nous
glisse, après la truite, une assiette de fromage fumé.
Dans les arepas, c'était bon, mais là, sans pain....ça a du mal à
passer !
Ce n'est pas un mais deux jours supplémentaires que nous avons passés
chez Martin, on a rechargé nos batteries car deux jours de bus nous
avaient bien mis ... à plat !
On"glandouille" toute la journée, on regarde tourner les truites ( en
essayant de trouver celle qui sera dans notre assiette, ce soir! ), à
midi on remonte à Los Pinos (au moins 5 kms, et ça grimpe !) manger
des arepas.
On a l'impression d' être en vacances !!!